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Sahel

Niger : le ministre du Pétrole exige la fin des files d'attente aux stations

Une longue file de camions-citernes de carburant sur une route bordée d'arbres, photo d'archives
Un convoi de camions-citernes sur une route (archives)

Madar (Niamey) - Le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a exigé le mercredi 21 octobre 2026 la fin des files d'attente devant les stations-service, lors d'une visite effectuée dans l'après-midi, avec le ministre du Commerce Abdoulaye Seydou, au dépôt d'hydrocarbures de la Sonidep à Sorey, rapporte l'Agence nigérienne de presse (ANP).

Selon l'agence officielle, les deux ministres ont rencontré la directrice générale de la Sonidep, Oumar Fatimata Marafa, ses collaborateurs et le personnel du site, afin d'identifier les blocages et de comprendre pourquoi les stations ne sont pas livrées à temps. Ils ont insisté sur le respect scrupuleux du planning hebdomadaire. La directrice générale a ordonné aux promoteurs des stations de venir enlever leurs quotas.

D'après l'ANP, près de 1 150 000 litres sont livrés chaque jour et les stations restent fermées de 21 heures à 6 heures, ce qui laisse, selon les ministres, assez de temps pour les approvisionner. Toutes les stations doivent être en mesure de servir les consommateurs dès 6 heures du matin.

« Cette situation doit cesser. C'est la dernière fois que nous assistons à l'ambiance de ce matin au niveau des stations-service », a déclaré le ministre du Pétrole, jugeant la situation « inacceptable ». « Il est clair que le stock est disponible et des citernes continuent d'arriver sur le site de Sorey », a-t-il ajouté. Le ministre du Commerce a appelé à l'implication de tous, les agents de la Sonidep devant être en tête pour redorer l'image de l'institution.

Les ministres ont demandé le respect des orientations données lors de la rencontre du 19 octobre avec les promoteurs de stations. Selon le Journal du Niger, le gouvernement a menacé les récalcitrants de sanctions. Les autorités avaient interdit la vente de carburant la nuit, et le Conseil des ministres du 9 octobre avait attribué les perturbations à des contraintes structurelles et de gouvernance ainsi qu'aux circuits informels et à la fraude, selon l'ANP.

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