Madar (Nouakchott) - La structure de Richat, connue dans le monde comme « l'Œil du Sahara », revient sur le devant de la scène après un reportage du magazine britannique Discover Wildlife publié dimanche 18 octobre 2026, qui la décrit comme visible de l'espace, de la taille de Londres et réputée être l'Atlantide perdue, « mais la vérité est bien plus étrange ».
Située sur le plateau de l'Adrar, elle forme des anneaux rocheux concentriques d'environ 40 km de diamètre, si vastes qu'au sol on ne se rend pas compte d'être à l'intérieur d'un cercle, selon le magazine.
De l'espace au laboratoire
Cartographiée par des géographes français dès les années 1930, elle a acquis une renommée mondiale en 1965, lorsque les astronautes américains Ed White et James McDivitt l'ont photographiée lors de la mission Gemini IV.
En 1948, le géographe Jacques Richard-Molard y voit l'effet d'une remontée de magma ; en 1952, le naturaliste Théodore Monod découvre trois cratères d'impact voisins (Aouelloul, Temimichat-Ghallaman et Tenoumer), ce qui fait croire à un cratère météoritique, jusqu'à ce que le géologue américain Robert Fudali démontre le contraire en 1969.
Une étude publiée en 2005 dans la revue Geology conclut à un dôme géologique érodé : la roche en fusion a soulevé les couches, puis le sable et le vent ont sculpté les anneaux, les roches les plus anciennes se trouvant au centre. Son âge reste débattu, mais elle précède l'apparition de l'homme de dizaines de millions d'années.
L'Atlantide, un mythe sans fondement
Certains l'associent à l'Atlantide décrite par Platon vers 360 avant notre ère, mais les géologues réfutent aisément cette hypothèse au vu de son âge, et rien de tel n'y a été trouvé, selon le magazine.
Le site conserve en revanche des traces des premiers humains : des outils acheuléens attribués à Homo erectus et Homo heidelbergensis, surtout dans l'anneau extérieur, des pointes de lance néolithiques et des tumulus funéraires encore non fouillés.




