Madar (International) - Le Parti démocrate a remporté le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat des États-Unis à l'issue des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026, un résultat que l'agence Associated Press qualifie de « désaveu décisif » de la gouvernance républicaine à Washington, ouvrant une nouvelle ère de résistance du Congrès au président Donald Trump.
Les démocrates ont arraché des sièges dans des États républicains depuis des décennies, dont le Texas, où James Talarico a battu Ken Paxton pour un siège de sénateur, dans un État où aucun démocrate n'avait remporté de scrutin à l'échelle de l'État depuis plus de 30 ans, et le Kansas, où Adam Hamilton devient le premier sénateur démocrate depuis 1932. La sénatrice républicaine Susan Collins a perdu son siège dans le Maine.
Dans le Michigan, le démocrate progressiste Abdul El-Sayed a battu le républicain Mike Rogers, devenant, selon Reuters, le premier musulman élu au Sénat américain. Les résultats de l'Alaska et du Mississippi restaient en suspens, selon AP, qui n'a pas encore publié de décompte final des sièges.
Selon le sondage AP auprès des électeurs, environ trois quarts des votants jugent la situation économique « pas très bonne » ou « mauvaise », et près de 8 sur 10 affirment que l'inflation a causé des difficultés financières à leur foyer ; le coût de la vie et la corruption au sein du gouvernement ont pesé plus que l'immigration ou la guerre contre l'Iran.
Donald Trump a écrit sur son réseau social, avant la fermeture des bureaux de vote sur la côte Ouest, qu'il « n'était pas sur le bulletin », promettant d'opposer son veto aux textes démocrates. Sur Fox News, il a estimé que les électeurs « n'ont pas aimé les candidats », tout en affirmant qu'il accepterait les résultats.
Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a salué « un remodelage générationnel de la carte du Sénat », tandis que leur chef à la Chambre, Hakeem Jeffries, pressenti pour devenir le premier président noir de la Chambre, a affirmé que « le peuple américain réclame un changement profond ». Les dirigeants démocrates ont signalé leur intention d'ouvrir des enquêtes sur des responsables de l'administration, sans exclure une procédure de destitution.




