Madar (Alger) - Le ministre algérien des Finances, Mohamed Lamine Lebbou, a affirmé jeudi 5 novembre 2026 à Alger que le projet de loi de finances (PLF) 2027 vise à diversifier les recettes publiques et à attirer les fonds informels, tout en limitant l'impact de l'inflation mondiale et en préservant le pouvoir d'achat, selon la Radio algérienne.
Il s'exprimait lors d'une séance de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux réponses aux questions des députés, présidée par Khalida Boufedeche, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, et de plusieurs membres du gouvernement.
Le texte prévoit des mesures pour encourager l'investissement productif et soutenir les secteurs hors hydrocarbures, notamment les start-up, afin d'élargir l'assiette fiscale "sans augmenter les taux d'imposition", ainsi qu'un meilleur recouvrement et la lutte contre l'évasion fiscale. Les grands projets dans les mines, les transports, l'industrie, l'agriculture et l'agroalimentaire doivent être accélérés.
Pour le pouvoir d'achat, le ministre a cité la poursuite du soutien aux produits et services essentiels de large consommation, la réhabilitation des marchés de gros, le contrôle des marchés et la constitution de stocks stratégiques. Le soutien ciblé dépendra de l'achèvement de la numérisation.
Selon M. Lebbou, la dette publique reste inférieure au seuil de référence des marchés émergents et "99 % de la dette publique est intérieure, ce qui nous confère une grande autonomie dans la prise de nos décisions économiques". Le déficit est traité par la mobilisation des ressources, l'endettement intérieur et le Fonds de régulation des recettes, sans financement extérieur, avec de nouveaux instruments comme les sukuk souverains.
Le ministre a aussi indiqué que plus de 800.000 opérations de publicité foncière sont recensées chaque année, ce qui a justifié la révision du taux de la taxe de 1 % à 2,5 %, et que les 11 wilayas récemment créées ont bénéficié de 152 milliards de dinars en autorisations de programme et de 132 milliards en crédits de paiement.




