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Mauritanie

Budget 2027 : le gouvernement table sur 32,13 milliards MRU de recettes minières, en hausse de 69 %

Un convoyeur, des tas de minerai et des installations de traitement dans une mine d'or du désert, deux ouvriers lointains, image d'archives
Installations de la mine d'or de Tasiast, Inchiri (archives)

Madar (Nouakchott) - Le gouvernement mauritanien prévoit que les recettes budgétaires issues du secteur extractif minier atteignent 32,13 milliards MRU en 2027, en hausse de 69,2 % par rapport à la loi de finances 2026, soit 21,1 % des recettes totales de l'État, selon une annexe au projet de loi de finances initiale 2027 publiée ce dimanche 8 novembre 2026 sur le site du ministère des Finances.

Selon ce rapport annuel sur l'exécution des accords relatifs à l'exploitation des ressources naturelles, ces recettes se répartiraient entre 15,42 milliards MRU de recettes fiscales, soit 2,5 fois la prévision de la LF 2026 (6,14 milliards), et 16,71 milliards de recettes non fiscales (redevances, dividendes, droits), en hausse de 30 %. Le document précise que la prévision fiscale suppose "la pleine matérialisation" de l'effet de la hausse des cours de l'or sur l'impôt sur les sociétés des compagnies aurifères.

En 2025, les recettes budgétaires minières ont atteint 14,66 milliards MRU, contre 13,76 milliards en 2024 (+6,5 %), dont 6,26 milliards de recettes fiscales et 8,40 milliards de recettes non fiscales, soit environ 13 % des recettes de l'État. La LF 2026 les porte à 18,99 milliards MRU.

Côté production, le rapport fait état d'un volume record de ventes de minerai de fer de la SNIM, à 14,7 millions de tonnes en 2025 (+3,3 %), dans un contexte de baisse des prix internationaux du fer, tandis que la production d'or de Tasiast a reculé de 19,1 % à 503 429 onces, en raison de teneurs plus faibles liées au plan minier, une baisse "largement compensée en valeur par la forte hausse des cours de l'or". Les dividendes de la SNIM versés à l'État ont baissé à 3,75 milliards MRU, contre 4,60 milliards en 2024.

Pour la pêche, le projet de loi de finances prévoit 10,10 milliards MRU de recettes en 2027, soit 6,6 % des recettes de l'État, contre 7,86 milliards encaissés en 2025. Le rapport voit dans l'expiration du protocole de pêche avec l'Union européenne en novembre 2026 "le principal facteur d'incertitude" pour les recettes halieutiques de 2027.

Dans les hydrocarbures, le texte prévoit 3,65 milliards MRU de recettes non fiscales et 3 milliards de recettes fiscales en 2027, ainsi qu'un retrait de 4 milliards MRU du Fonds national des revenus des hydrocarbures (FNRH) au profit du budget, contre 2 milliards en 2025. Les parts de l'État issues du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) se sont élevées à 25,14 millions de dollars en 2025, première année de production, versés au FNRH.

Ce rapport est annexé au projet de loi de finances en application de l'article 42 de la loi organique relative aux lois de finances, qui impose de présenter l'ensemble des recettes fiscales et non fiscales que l'État tire de l'exploitation et de la vente de ses ressources naturelles.

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