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MAURITANIE

Droits de l'enfant : la Mauritanie présente son premier rapport devant le comité africain

Délégation mauritanienne devant le comité africain des droits de l'enfant
Source : page du Commissariat

La Mauritanie a présenté vendredi le bilan de ses efforts en matière de promotion et de protection des droits de l'enfant, à l'occasion de l'examen de son premier rapport périodique sur la mise en œuvre de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, devant le Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant, réuni en 48e session ordinaire à Maseru, capitale du Lesotho.

La délégation officielle comprenait Cheikh Tourad Ould Abdel Malick, qui a prononcé l'allocution liminaire au nom du commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, Abdallah Diakité, chargé de mission au ministère de l'Action sociale, de l'Enfance et de la Famille, Sidi Mohamed Ould El Imam, directeur des droits de l'homme au Commissariat, et Aboubakar El Jar, chef du service du suivi et de l'évaluation au ministère de l'Action sociale, de l'Enfance et de la Famille.

Le chef de la délégation a réaffirmé l'engagement de la Mauritanie à poursuivre sa coopération avec les mécanismes africains des droits de l'homme et à honorer ses obligations au titre de la Charte. Il a présenté l'examen du rapport comme une étape de cette coopération et une occasion d'évaluer les progrès réalisés, de passer en revue les politiques nationales et de discuter des obstacles qui empêchent encore les enfants de jouir pleinement de leurs droits.

Selon lui, le développement du capital humain, le renforcement de la justice sociale et la protection des groupes vulnérables figurent parmi les axes du programme présidentiel « Mon ambition pour la patrie ». Il a cité le renforcement du cadre juridique et institutionnel, la Stratégie nationale de promotion et de protection des droits de l'homme 2024-2028, la Stratégie nationale de protection de l'enfance et le développement des mécanismes de protection aux niveaux régional et local.

La délégation a fait état de 46 mécanismes régionaux et locaux de protection de l'enfance, dont 41 sont opérationnels, et de la formation de 3 058 travailleurs et spécialistes de l'enfance, de l'action sociale et du handicap au cours des trois dernières années.

Dans l'éducation, elle a présenté l'avancement du projet de l'École républicaine, entré dans sa quatrième année : construction et équipement de 1 200 salles de classe, réhabilitation de 2 250 autres et recrutement de 3 743 enseignants supplémentaires, ainsi que des mesures pour étendre le préscolaire et réduire le décrochage scolaire.

En matière de santé et de protection sociale, la délégation a évoqué l'amélioration de la santé maternelle et infantile, l'extension de la couverture sanitaire, les programmes de vaccination et de nutrition, et l'allocation de plus de 567 millions d'ouguiyas au programme de protection et de développement de l'enfance dans le budget 2026.

Le rapport aborde aussi la lutte contre le travail des enfants, la traite des personnes et les pratiques esclavagistes, la prise en charge des victimes, la justice pour mineurs, l'état civil et la participation des enfants à travers le Parlement des enfants. La délégation a également décrit l'accès des enfants réfugiés et migrants à l'éducation, à la santé, à la protection sociale et à l'état civil, notamment dans le camp de M'bera et les communautés d'accueil, dans un contexte sahélien marqué par l'insécurité.

Le chef de la délégation a reconnu la persistance de plusieurs défis, dont les inégalités d'accès aux services de base, la qualité de l'enseignement, le mariage et le travail des enfants, ainsi que les capacités des mécanismes de protection. Il a assuré que le gouvernement entendait poursuivre les réformes et mobiliser les ressources nécessaires.

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