Madar (Nouakchott) - La tension dans l'enseignement supérieur est entrée lundi 26 octobre 2026 dans une nouvelle phase, avec des sit-in simultanés organisés par les syndicats étudiants dans les établissements d'enseignement supérieur et une protestation sur le transport aux abords de l'université de Nouakchott, quelques jours après l'annonce d'une nouvelle alliance étudiante.
Les sit-in ont été menés par les responsables des syndicats membres du "Front étudiant pour la défense des droits et des acquis", qui regroupe l'Union nationale des étudiants de Mauritanie, l'Union générale des étudiants mauritaniens, le Syndicat national des étudiants de Mauritanie et la Ligue nationale des étudiants de Mauritanie, qui ont dénoncé les "insuffisances" du secteur et l'"échec" de la gestion du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, selon le site Alakhbar.
Les revendications des étudiants
Le Front réclame notamment la révision des critères d'attribution des bourses nationales et à l'étranger, l'élargissement des places en master, l'activation des écoles doctorales, la réintégration des étudiants exclus, l'amélioration des services universitaires et la préservation des libertés syndicales.
Protestation sur le transport
Le même jour, des étudiants ont manifesté aux abords de l'université de Nouakchott pour réclamer un transport public, une protestation marquée par une intervention de la police pour disperser les manifestants, selon l'agence Al-Wiam citant des informations qui circulent et qui font également état de coups portés à certains étudiants, sans détails indépendants sur les circonstances de l'intervention ni sur d'éventuels blessés. Les syndicats étudiants ont appelé à ouvrir des canaux de dialogue avec les autorités compétentes.
Les enseignants misent sur le dialogue
De son côté, le Syndicat national de l'enseignement supérieur a suspendu le sit-in qu'il prévoyait le 4 novembre sur la place de la Liberté à Nouakchott, pour laisser place au dialogue, précisant que cela ne signifie pas l'abandon de ses revendications, en tête desquelles des terrains pour les enseignants, des hausses de salaires et l'amélioration du régime de retraite.
Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n'avait pas réagi, au moment de la rédaction de cet article, aux sit-in de lundi ni aux informations faisant état d'une intervention de la police.




