La société australienne Aura Energy vise décembre 2026 pour prendre la décision finale d'investissement concernant le projet uranifère de Tiris, en Mauritanie, après l'achèvement de son étude de faisabilité bancaire. Elle prévoit une première production d'ici à la fin de 2028, selon une communication publiée le 16 octobre.
L'étude évalue le coût de développement à 349,8 millions de dollars américains et prévoit une production moyenne de 1,8 million de livres d'oxyde d'uranium par an pendant 26 ans. Il s'agit d'estimations liées au projet, et non d'une production existante ou de l'annonce du démarrage de la construction de la mine.
Selon cette communication, le financement nécessaire n'est pas encore assuré et aucun investisseur ni prêteur ne s'est engagé. La structure financière définitive reste à déterminer, tandis qu'Aura poursuit ses discussions avec des financeurs et des partenaires potentiels. Les échanges avec la Société américaine de financement du développement portent sur un financement de 150 à 170 millions de dollars, sans constituer une approbation définitive.
Avant la décision d'investissement, une unité pilote doit fonctionner à Bir Moghreïn en novembre et décembre pour traiter plus de 80 tonnes de minerai de Tiris et vérifier le procédé en fonctionnement continu. L'arrivée des équipements sur le site est attendue en octobre.
L'étude estime la valeur actuelle nette du projet après impôts à 500,3 millions de dollars, sur la base d'un prix de 90 dollars la livre et d'un taux d'actualisation de 8 %. Ce résultat dépend des hypothèses du modèle financier. Une partie du programme de production repose aussi sur des ressources minérales présumées, dont le degré de confiance géologique est inférieur à celui des réserves établies par l'étude.
Aura détient 85 % de Tiris Ressources, la société porteuse du projet, contre 15 % pour l'État mauritanien par l'intermédiaire de l'Agence nationale de recherches géologiques et du patrimoine minier. Le projet dispose de permis d'exploitation et d'autorisations environnementales, selon la société, mais le passage à la production reste lié au financement, aux essais et à la décision d'investissement.




