Le Sénégal propose 104 blocs pétroliers et gaziers aux investisseurs afin de conclure de nouveaux contrats d'exploration et de production. Le ministre de l'Énergie et du Pétrole, El Hadji Abdourahmane Diouf, a présenté ces possibilités lors de l'African Energy Week au Cap, selon un communiqué publié jeudi 15 octobre par la Chambre africaine de l'énergie.
Le pays a redécoupé son domaine pétrolier en mars 2026 en 113 blocs, dont 65 terrestres et 48 en mer. D'après le communiqué, quatre font déjà l'objet de contrats et cinq ont été attribués à Eni pour des études, ce qui en laisse 104 disponibles. L'annonce porte sur des possibilités de partenariat et ne fait pas état de nouveaux contrats signés pour ces blocs.
Dakar recherche également des partenaires pour développer le projet gazier Yakaar-Teranga aux côtés de la compagnie pétrolière nationale Petrosen. Le ministre a cité la production d'électricité, les usages industriels, notamment la fabrication d'engrais, et les exportations parmi les débouchés envisagés. Il a souligné la nécessité d'un cadre de développement cohérent, d'acheteurs crédibles et d'un programme d'investissement clairement défini.
Dans le raffinage, il a présenté un projet de seconde raffinerie destinée au brut de Sangomar, d'une capacité de quatre millions de tonnes par an et d'un coût estimé entre deux et trois milliards de dollars. Selon le communiqué, la Société africaine de raffinage, SAR, et le groupe turc Yamata ont signé un protocole d'accord à ce sujet à New York le 23 septembre 2026. Ce protocole n'annonce ni la finalisation du financement ni la mise en service de l'installation.




