Aller au contenu
Sahel

Burkina : plus de 10 milliards FCFA de marchandises saisies par la Douane

Des paquets de plaquettes de comprimés emballés sous plastique, alignés sur une table après leur saisie, photo d'archives
Des plaquettes de comprimés saisies (archives)

Madar (Ouagadougou) - L'administration des douanes du Burkina Faso a présenté le mardi 20 octobre 2026 le bilan de l'opération de lutte contre la contrebande « Manya », menée du 10 juillet au 15 octobre 2026 : des marchandises d'une valeur globale estimée à 10 859 217 954 francs CFA ont été saisies, rapporte Lefaso.net.

Le tapentadol représente la part la plus importante des saisies, avec 4 234 935 comprimés évalués à 8 334 353 750 francs CFA, auxquels s'ajoutent 11 087 kilogrammes de médicaments contrefaits, selon le bilan présenté à la presse au magasin de Ouaga Inter.

Les saisies comprennent aussi 533 tonnes d'engrais introduits frauduleusement, d'une valeur de 266,5 millions de francs CFA, 490 tonnes de riz, 2 686 bidons d'huile alimentaire, 2 480 colis de pesticides, 19 véhicules, 10 bonbonnes de mercure, 91 sacs de cyanure, 2 000 grammes de cocaïne et 344 000 bâtons de cigarettes, ainsi que 15 760 bâtons d'explosifs et 25 000 cordeaux détonants.

« Nous avons choisi d'appuyer sur l'accélérateur », a déclaré le directeur général des douanes, Dr Yves Kafando, estimant que beaucoup de contrebandiers et de « faux importateurs » allaient « mettre la clé sous le paillasson ». Pour le lieutenant-colonel Tedono Aristide Alira, directeur central adjoint du Génie militaire, l'interception des explosifs a soustrait ces produits à « des personnes mal intentionnées, notamment des groupes terroristes » : « On n'imagine pas le nombre de vies sauvées grâce à cette opération. »

Le directeur général de Faso-FDA, Dr Arsène Ouédraogo, a confié que les saisies « font froid dans le dos » et annoncé des prélèvements sur les médicaments et denrées pour en analyser la composition. Les explosifs ont été confiés au Génie militaire et les engrais remis symboliquement à la SOBIMAP, qui détient le monopole de leur importation, en attendant l'examen d'un éventuel enlèvement au profit des producteurs.

Articles associés