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Sahel

Mali : 125 milliards de FCFA de crédits d'avance pour financer les hôpitaux

Drapeau malien flottant devant la mairie de Fana, entourée d'arbres
Drapeau malien sur la mairie de Fana, illustration (archives)

Madar (Bamako) - Le Conseil des ministres du Mali, réuni vendredi 6 novembre au palais de Koulouba sous la présidence du président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, a adopté un projet de décret portant ouverture de crédits à titre d'avance d'un montant global de 125 milliards de francs CFA dans le budget rectifié de l'État 2026, selon le communiqué du Conseil publié par la Primature.

Ces crédits doivent prendre en charge les besoins complémentaires des travaux de construction des hôpitaux, d'autres projets prioritaires structurants et de mesures nouvelles au titre des dépenses de personnel, précise le communiqué.

Le texte rappelle que la loi organique relative aux lois de finances du 15 août 2025 permet, en son article 22, d'ouvrir des crédits supplémentaires par décret d'avances pris en Conseil des ministres "en cas d'urgence et de nécessité impérieuse d'intérêt national". Le Parlement en est immédiatement informé et un projet de loi de finances de ratification est déposé dès l'ouverture de sa plus prochaine session.

Le Conseil a également adopté des textes réorganisant la Direction nationale des Frontières, créée en 1999, dont l'application avait révélé "un faible pilotage stratégique" de la gestion des questions de frontière et des capacités de coordination limitées, selon le communiqué. Il a aussi renforcé les missions et élargi la composition de la Commission nationale des Frontières, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation et du Dialogue inter-Maliens.

Au chapitre des communications, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a annoncé une réunion des ministres chargés de la Fonction publique, du Travail, de l'Emploi et de la Protection sociale des pays de l'AES, prévue le 13 novembre 2026 à Ouagadougou, pour valider des projets de guides et de convention élaborés par les experts des États membres.

Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs rendu compte du 3e Sommet Russie-Afrique, tenu à Moscou les 28 et 29 octobre, qui a permis selon le communiqué de conclure 7 instruments juridiques et contractuels.

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