Madar (Dakar) - L'Assemblée nationale du Sénégal a rectifié ce mardi 3 novembre 2026 le décompte du vote ayant conduit au rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, portant de 109 à 126 le nombre de voix favorables au rejet, rapporte Le Soleil.
Dans un communiqué rectificatif, l'institution explique qu'"un problème technique survenu lors du décompte initial des voix" a empêché la prise en compte de 17 délégations de vote dans le résultat du scrutin sur la question préalable, lors de l'examen du projet de loi n° 40/2026. Après vérification, ces délégations ont été ajoutées aux 109 voix annoncées initialement.
L'Assemblée dit vouloir "rétablir l'exactitude des résultats du scrutin et garantir une information juste et transparente". Selon le quotidien, le communiqué ne précise pas le nombre de voix contre ni d'abstentions après correction.
Les députés avaient rejeté mardi le projet de loi ainsi que les deux amendements présentés par le gouvernement, un vote qui fait peser des doutes sur le programme de financement de 2,2 milliards de dollars attendu du Fonds monétaire international.
À la veille du vote, lors d'une conférence de presse à Mbacké le lundi 2 novembre, trois ministres avaient alerté sur les conséquences d'un blocage. Le ministre de la Microfinance et de l'Économie sociale et solidaire, Alioune Badara Dione, a affirmé que Touba serait privée de 3 milliards FCFA destinés à la finance islamique, ajoutant que "la souffrance des Sénégalais ne doit pas être une arme de campagne électorale", selon Le Soleil.
Le ministre de l'Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a indiqué que le projet de transfert d'eau du lac de Guiers vers Touba était reporté au budget 2027, tandis que le ministre Idrissa Samb a averti que le rejet compromettrait la construction de centres de formation et gèlerait des bourses.
Par ailleurs, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a reçu le président de la Commission de l'UEMOA, Abdoulaye Diop, qui s'est félicité de l'accord conclu avec le FMI et a réaffirmé la disponibilité de l'Union à accompagner le Sénégal et à poursuivre son plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers, selon le même journal.




