Madar (Tunis) - Le ministre tunisien de l'Éducation, Noureddine Nouri, a présenté vendredi 6 novembre 2026 le budget de son département pour 2027 devant la commission de l'éducation de l'Assemblée des représentants du peuple et la commission du développement et des services sociaux du Conseil national des régions et des districts, réunies conjointement. Il s'élève à 9 184 millions de dinars, contre 8 700 millions en 2026, selon le quotidien La Presse.
Selon la même source, le budget de l'Éducation franchit ainsi pour la première fois la barre des 9 milliards de dinars, avec une hausse d'environ 484,5 millions de dinars (+5,56 %). Il représente environ 13,3 % du budget de l'État pour 2027, estimé à 68,9 milliards de dinars, et a progressé de 41 % entre 2020 et 2027.
Les dépenses de rémunération représentent près de 90 % du budget du ministère, qui compte 215 503 agents, dont 4 588 détachés au titre de la coopération technique ; les trois quarts travaillent dans l'enseignement. La masse salariale augmente de plus de 585 millions de dinars en 2027, dont 348 millions pour les augmentations salariales et 150 millions pour 5 855 recrutements programmés.
Le programme du préparatoire et du secondaire reçoit environ 4 898 millions de dinars et le primaire 3 437 millions, la priorité allant à la généralisation de l'année préparatoire. La rentrée scolaire mobilise 485,5 millions de dinars, tandis que 410 millions sont prévus pour l'aménagement et l'entretien des établissements, soit 70 millions de moins qu'en 2026.
À la prochaine rentrée, le pays comptera 4 604 écoles primaires, contre 4 596 cette année, et environ 1 576 collèges et lycées pour 1 146 109 élèves. Neuf établissements ouvriront : six collèges et trois lycées, à Nabeul, Béja et Bizerte. Le programme de la "deuxième chance" contre l'abandon scolaire se poursuit, avec une nouvelle antenne dans le gouvernorat de Mahdia.
Le ministre a reconnu plusieurs difficultés, dont les classes surchargées, les disparités régionales et le manque d'enseignants dans certaines spécialités, assurant que le ministère continuera d'y remédier en modernisant les infrastructures et les outils d'évaluation, selon La Presse.




