Madar (Nouakchott) - L'Association professionnelle des banques de Mauritanie a démenti "catégoriquement" toute pénurie de billets de banque sur la place financière mauritanienne, affirmant que l'ensemble du réseau bancaire est approvisionné "normalement", selon un communiqué daté du vendredi 6 novembre.
L'association indique que certains médias et réseaux sociaux ont relayé des informations faisant état d'une prétendue pénurie de billets et affirmant que la Banque centrale de Mauritanie ne garantissait plus l'approvisionnement des banques, des "allégations sans fondement" selon elle.
D'après le communiqué, l'approvisionnement normal concerne les sièges, les agences centrales et régionales, les guichets ainsi que les points de dépôt et de retrait liés aux services bancaires sur mobile, tandis que la Banque centrale continue d'assumer "pleinement" ses missions d'émission et de retrait des billets, dans les limites réglementaires en vigueur.
L'association affirme que la liquidité du système bancaire a atteint "un niveau historique sans précédent", dans un message destiné à rassurer l'opinion publique, les clients et les partenaires.
Elle précise que les échanges de billets entre banques sont une "pratique habituelle" en Mauritanie comme ailleurs, et s'inscrivent dans la préparation d'une réforme décidée conjointement par la Banque centrale et les banques : la création d'un centre indépendant de traitement des espèces (Cash Center), chargé du tri et de la distribution des billets selon les meilleures pratiques internationales.
L'association appelle la presse et les utilisateurs des réseaux sociaux à vérifier leurs informations auprès des sources habilitées avant toute publication, estimant que la diffusion de rumeurs nuit à la confiance du public et à l'image de la place financière, et se réserve le droit de recourir aux voies légales pour protéger la réputation des établissements bancaires et les intérêts de leurs clients.
Des articles de presse locaux avaient fait état cette semaine de difficultés des banques à fournir des montants importants en espèces, alors que la Banque centrale a relevé son taux directeur à 7,25 % et le coefficient des réserves obligatoires à 15 % dans le cadre de mesures contre l'inflation.




