Le parquet mauritanien a affirmé que l'enquête préliminaire dans l'affaire dite du « dossier des blogueurs », confiée à la Direction de la sûreté de l'État, se déroule dans le respect des garanties constitutionnelles et légales, assurant veiller aux droits des suspects et aux délais légaux de la garde à vue.
Dans un communiqué, le parquet a indiqué que l'article 58 du code de procédure pénale garantit le respect de la dignité des personnes privées de liberté et interdit tout mauvais traitement ou torture, précisant qu'il supervise le travail de la police judiciaire pour faire respecter ces dispositions à toutes les étapes de l'enquête.
Sur le droit des suspects à communiquer avec leurs avocats, le parquet a expliqué que la loi permet de différer ce contact lorsque les nécessités de l'enquête l'exigent, sur demande motivée de l'officier de police judiciaire chargé de l'enquête et selon les conditions légales en vigueur.
Il a ajouté que le dernier alinéa du même article exclut les suspects de crimes contre la sûreté de l'État et de terrorisme du droit de communiquer avec leurs avocats pendant toute la durée de la garde à vue, les autres garanties légales restant applicables.
Le parquet a assuré qu'il continuerait de contrôler le respect des durées légales de garde à vue selon la nature des infractions et de prendre les mesures judiciaires prévues à leur expiration. Il a conclu que l'application de la loi, la protection des droits et libertés et le maintien de l'ordre public relèvent de ses responsabilités, exercées en toute indépendance et neutralité, et que toutes les procédures du dossier restent soumises au principe de légalité.




