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Mauritanie

Budget 2027 : la dette de l'État attendue à 219,3 milliards MRU, le FADES premier créancier

Panneau bleu portant le logo du Fonds monétaire international dans l'atrium de son siège à Washington, image d'archives
Logo du FMI à son siège à Washington (archives)

Madar (Nouakchott) - L'encours de la dette financière de l'État mauritanien est projeté à 219,269 milliards MRU au 31 décembre 2026, situation de référence à l'ouverture de l'exercice 2027, selon l'annexe "Dette financière prévisionnelle" jointe au projet de loi de finances initiale 2027, publiée sur le site du ministère des Finances le dimanche 8 novembre 2026.

Selon ce document, établi sur la base des données de la Direction de la Dette publique, la dette de l'État "demeure majoritairement concessionnelle et d'origine extérieure". Les créanciers multilatéraux en détiennent plus de la moitié, avec 114,7 milliards MRU (52,3 %), suivis des créanciers bilatéraux avec 78,6 milliards MRU (35,9 %).

Les titres d'emprunt émis par l'État représentent 21,7 milliards MRU (9,9 %) de l'encours, et la dette envers l'autorité monétaire, la Banque centrale de Mauritanie, 4,2 milliards MRU (1,9 %).

Le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) est le premier créancier avec 54,8 milliards MRU, soit un quart de l'encours (25 %), devant le Fonds saoudien de développement avec 28,4 milliards MRU (13 %) et l'Association internationale de développement (IDA, Banque mondiale) avec 26,7 milliards MRU (12,2 %). Ces trois créanciers concentrent ensemble la moitié de la dette de l'État.

Parmi les autres créanciers figurent, selon le tableau de l'annexe, la Banque islamique de développement avec 16 milliards MRU (7,3 %), le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe avec 8 milliards MRU (3,7 %) et l'Exim Bank de Chine avec 7,5 milliards MRU (3,4 %).

Cette annexe est publiée en application de l'article 42 de la loi organique n° 2018-039 relative aux lois de finances, qui impose de joindre au projet de loi de finances un état de la dette financière prévisionnelle de l'État en fin d'exercice, par nature, par catégorie de créanciers et par échéances, afin d'informer le Parlement sur la soutenabilité des engagements financiers de l'État.

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