Aller au contenu
Sahel

Mali : un plan d'urgence de 228 millions FCFA pour les refoulés de Guinée

Pont en béton au-dessus du lit du fleuve Niger à Bamako, image d'archives
Un pont sur le fleuve Niger à Bamako (archives)

Madar (Bamako) - Les autorités maliennes ont élaboré un plan de réponse humanitaire d'urgence évalué à près de 228 millions de FCFA pour la prise en charge des personnes refoulées des sites d'orpaillage de Guinée et arrivées au Mali, selon un communiqué du réseau de communication du ministère de la Santé et du Développement social publié samedi 7 novembre 2026.

La ministre, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, a présidé vendredi 6 novembre une réunion d'urgence avec les acteurs humanitaires, après avoir rendu visite aux blessés pris en charge au CHU Gabriel-Touré et au centre de santé de référence de la Commune IV de Bamako. Le communiqué ne précise pas le nombre de blessés.

Selon un premier état des lieux présenté par le directeur national du Développement social, plusieurs dizaines de milliers de personnes, majoritairement originaires du Burkina Faso, sont arrivées sur le territoire malien à la suite des opérations de refoulement en Guinée. Ces données restent provisoires et doivent être affinées par les opérations d'identification et d'enregistrement en cours.

Le plan couvre l'hébergement, l'alimentation, la santé, la protection et le transport. Parmi les premières mesures figurent la mise à disposition de 50 tentes, la distribution de repas chauds et l'approvisionnement en médicaments. Un important lot de médicaments offert par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a été remis à la ministre, tandis que les partenaires humanitaires se sont dits prêts à accompagner le gouvernement. Des visites conjointes sont envisagées la semaine prochaine.

Lors d'un point de presse jeudi 5 novembre au soir, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Mohamedine, avait indiqué que près de 80 000 personnes de six nationalités avaient franchi la frontière à Kourémalé depuis le 2 novembre, selon Studio Tamani. La ministre de la Santé avait fait état de quatre décès liés à la situation, sans en préciser les causes.

Ces mesures s'inscrivent dans la crise des expulsés des sites aurifères de Siguiri, déclenchée par l'interdiction de l'orpaillage anarchique dans cette région par les autorités guinéennes, qui a provoqué l'afflux de dizaines de milliers de ressortissants étrangers vers le Mali puis le Burkina Faso.

Articles associés