Madar (Nouakchott) - Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé vendredi 16 octobre 2026 que la Mauritanie fait partie des huit pays ayant lancé des partenariats et des « pactes » nationaux pour développer le secteur des métaux et minéraux, fixant des priorités, des engagements et des objectifs mesurables pour guider les réformes, accroître l'investissement et créer des emplois, selon un communiqué publié à Bangkok, où se tiennent ses Assemblées annuelles.
Outre la Mauritanie, la liste comprend l'Argentine, la Bolivie, l'Égypte, l'Inde, le Kazakhstan, le Malawi et la Zambie. Selon le communiqué, les plans prévoient notamment la modernisation des licences minières et des données géologiques, le renforcement du contrôle environnemental et social, l'extension des infrastructures d'énergie et de transport et la formation de travailleurs et de fournisseurs locaux.
D'après la Banque, le « pacte mauritanien » établit un cadre stratégique commun pour valoriser les abondantes ressources minérales du pays et son potentiel en énergies renouvelables, et définit des voies de création de valeur minière bas carbone favorisant l'emploi et le développement économique local. Le communiqué cite le directeur général des Financements et de la Coopération économique de Mauritanie, Mohamed Salem Nany : « Le secteur minier joue un rôle stratégique dans notre économie. »
La Banque prévoit de multiplier par cinq son appui aux métaux et minéraux, à 19 milliards de dollars entre les exercices 2026 et 2030, en combinant ses financements et la mobilisation de capitaux privés : la Banque mondiale apportera conseils et financements publics, la SFI investira et mobilisera le secteur privé, et la MIGA fournira des garanties contre les risques. Le communiqué ne précise aucun montant pour la Mauritanie.
La Mauritanie faisait partie de quatre pays, avec la Bolivie, le Malawi et la Zambie, qui avaient lancé des versions préliminaires de ces pactes lors des Réunions de printemps en avril, selon la Banque mondiale. En septembre, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait estimé que le secteur minier souffre de dysfonctionnements réglementaires qui limitent sa rentabilité économique.




