Madar (Bamako) - Les autorités maliennes ont recensé, au samedi 7 novembre 2026, environ 100 000 personnes refoulées de Guinée dans le district de Bamako et près de 60 000 dans la localité frontalière de Kouremalé, où six décès ont été enregistrés, selon un communiqué du Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) cité par l'agence Anadolu.
Le communiqué fait aussi état de blessés, de la prise en charge de 413 personnes dans différentes structures de santé du district de Bamako et de l'aménagement d'un site d'accueil d'urgence à Ouinzinbougou. Le CECOGEC appelle les autorités régionales à maintenir "un niveau de mobilisation et de vigilance maximal" pour l'accueil, l'enregistrement, l'assistance et le retour des personnes concernées.
Selon la même source, le Mali a mobilisé le 6 novembre 74 camions et 24 bus pour convoyer environ 15 000 personnes vers le Burkina Faso, puis 60 camions et 10 bus le 7 novembre, auxquels se sont ajoutés 48 cars burkinabè, après 47 bus burkinabè et deux bus maliens qui avaient ramené près de 3 430 personnes le 5 novembre. Le gouvernement malien a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
De son côté, la Guinée a annoncé, dans un communiqué conjoint des ministères de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile daté du 7 novembre, l'interpellation de 1 263 personnes de nationalités guinéenne, burkinabè, malienne, togolaise, nigérienne, ivoirienne et ghanéenne, qualifiées de "récalcitrants", dans le cadre des opérations contre l'exploitation anarchique et illégale de l'or à Siguiri. Elles ont été conduites à Conakry pour les besoins de la procédure judiciaire et seront traitées "dans le respect de leur dignité et de leurs droits", selon le texte.
Les opérations se poursuivent aussi à Mandiana, Kérouané et Kouroussa, précise Conakry. Le Mali avait annoncé deux jours plus tôt plus de 40 000 personnes enregistrées à Kouremalé, dans une crise régionale née de l'interdiction de l'orpaillage anarchique à Siguiri.




